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 Grossesse et Trouble Alimentaire

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MessageSujet: Grossesse et Trouble Alimentaire   Dim 12 Sep - 22:31

Voici des informations pertinentes prisent sur le site suivant:
http://www.lifeleuven.be/dwnld/Broch_ES_ZW_Fr.pdf


Citation :
QUE FAUT-IL SAVOIR A PROPOS DES TROUBLES
ALIMENTAIRES ET DE LA GROSSESSE?

1 QUE SONT LES TROUBLES ALIMENTAIRES?

Les habitudes alimentaires anormales ne renvoient pas toutes à un trouble
alimentaire. Dans cette brochure, nous nous concentrerons sur les femmes
atteintes d’anorexie nerveuse, de boulimie nerveuse et de “troubles
alimentaires non spécifiés”. Ces femmes se voient confrontées à des
habitudes alimentaires anormales ainsi qu’à un rapport problématique avec
leur poids et leur corps, tous deux cruciaux pour leur dignité et leur confiance
en elles.

L’anorexie nerveuse

L’anorexie nerveuse (AN) renvoie à des femmes ou à des jeunes filles qui
cherchent consciemment à contenir leur faim. Elles se privent de nourriture
car elles ressentent une envie irrésistible de maigrir. Cette envie résulte en
des pensées et des comportements inhabituels par rapport à leur
alimentation, leur aspect physique et leur poids. La nourriture n’est
considérée comme “saine”, que si elle contient peu de calories. Si une
personne maigrit en se privant strictement de nourriture et, éventuellement,
en faisant de l’exercice physique de façon excessive, nous parlons d’AN de
type restrictif. Nous distinguons encore un autre sous-type d’AN, à savoir
l’anorexie de type purgatif, caractérisée par des cycles alternants
d’alimentation excessive et de périodes de purge, où la personne se force à
vomir et/ou elle abuse de laxatifs.

La boulimie nerveuse

Le diagnostic de la boulimie nerveuse est souvent méconnu: les jeunes filles
ou femmes qui en souffrent, maintiennent une apparence physique et un
poids normals. Eprouvant une honte profonde, elles cachent par ailleurs leurs
habitudes alimentaires anormales. Nous parlons d’alimentation excessive
(boulimie), quand une personne mange des grandes quantités d’aliments en
peu de temps (par exemple une grande quantité de nourriture en ½ à 1
heure) et qu’elle perd en même temps le contrôle de ses actions. Elle ressent
une envie irrésistible de se suralimenter, ce qu’elle fait toujours en cachette.
Puisqu’elle mène le même combat contre son corps et son poids, elle a
recours à l’abus de laxatifs et elle se force à vomir. Bref, son poids et son
aspect physique sont déterminants pour sa dignité.

Les personnes atteintes d’un de ces deux troubles, peuvent passer d’un
trouble à l’autre.

Les troubles alimentaires non spécifiés

Cette forme se manifeste le plus dans la pratique clinique. Elle comprend
toutes les variantes qui ne correspondent pas tout à fait aux caractéristiques
typiques de l’AN ou de la BM. Mais ceci ne signifie pas nécessairement qu’il
s’agit d’un trouble moins sérieux.


2 LES TROUBLES ALIMENTAIRES, CONSTITUENT-ILS UN
PROBLEME DE SANTE?

Les conséquences physiques, psychiques et sociales
Dans la littérature, un trouble alimentaire se définit comme une problématique
psychosomatique, où l’aspect corporel et l’aspect émotionnel s’influencent
négativement. Les pertes de poids excessives (AN) et les fluctuations du
poids (BN) entraînent une perturbation des hormones féminines (les
menstruations sont irrégulières ou absentes) et des hormones de croissance
(résultant en un retard de croissance). Qui plus est, la sous-alimentation peut
affecter plusieurs organes et peut causer de graves complications; vomir et
aller à la selle trop fréquemment entraînent un dangereux déséquilibre des
électrolytes, ce qui peut affecter le muscle cardiaque et même mener à la
mort.

Les troubles alimentaires ont également des implications néfastes sur le plan
émotionnel: le fait d’être facilement irritable et déprimée, d’avoir des sautes
d’humeur, des problèmes de sommeil ou des problèmes de concentration.
Ces symptômes sont souvent accompagnés d’un comportement d’isolement
social, ce qui mine ultérieurement une confiance en soi et une auto-estime
très fragiles.
Répartition

Il y a une grande différence entre l’incidence de l’AN et de la BN. Chaque
année, l’AN se déclare chez 19 femmes sur 100.000 et chez 2 hommes sur
10.000, alors que la BN se déclare chez 29 femmes sur 100.000 et chez un
homme sur 100.000.

Il semble d’ailleurs que l’incidence des troubles alimentaires se répand
désormais vers plusieurs tranches d’âge, allant de personnes de plus en plus
jeunes à des personnes plus âgées. Globalement, nous constatons que l’AN
de type restrictif (avec les périodes de jeûne intense) touche surtout la
tranche des 14 à 18 ans. Après 18 ans, l’AN de type purgatif (avec les
périodes d’alimentation excessive et les vomissements) devient plus
fréquente. L’AN chez une femme majeure se présente souvent comme une
rechute d’un trouble alimentaire méconnu dans le passé. Ainsi, une naissance
ou une grossesse peuvent même mener à une réactivation d’un “ancien”
trouble alimentaire.

A maintes reprises, les troubles alimentaires se sont révélés résistants aux
thérapies prescrites. Presque la moitié des patients guérit complètement et
parvient ensuite à mener une vie sans troubles alimentaires. Un patient sur
trois ne guérit pas avec l’arsenal actuel de moyens thérapeutiques et devient
chronique. Le autres patients gardent certains symptômes qui peuvent se
remanifester dans certaines périodes de leur vie.


3 PUIS-JE TOMBER ENCEINTE TOUT EN SOUFFRANT D’UN
TROUBLE ALIMENTAIRE?

Une grossesse imprévue?

L’AN et la BN perturbent tous deux les menstruations. Beaucoup de femmes
pensent que l’absence des règles (aménorrhée) signifie qu’il n’y a plus de
risque de tomber enceinte. Et pourtant, une femme souffrant d’aménorrhée
peut tout aussi bien tomber enceinte.

Vous ne vous êtes pas aperçue de votre grossesse?

La grossesse d’une femme atteinte d’AN n’est pas facilement détectable à
ses débuts. C’est que certains symptômes de la grossesse sont identiques à
ceux de l’AN: l’absence des menstruations, la constipation, la fatigue, un
ventre gonflé, des nausées et des vomissements (hypermnesis gravidarium),
des seins sensibles et des sentiments de vertige. Ainsi, il se peut que la
grossesse soit déjà dans un stade avancé avant qu’elle ne soit détectée.

Vous éprouvez des difficultés à tomber enceinte?

Un trouble alimentaire peut perturber le taux hormonal et donc le cycle de
menstruations. Par conséquent, le taux de fertilité diminue et il est plus
difficile de tomber enceinte. Cette situation est réversible: la fertilité se rétablit
complètement au moment où le trouble alimentaire disparaît, ce qui implique
des habitudes alimentaires équilibrées et un poids corporel sain.
Dans ce cas, un traitement de fertilité n’est pas conseillé.

Si vous souhaitez des enfants, il vaut mieux tomber enceinte après vous
être rétablie de votre trouble alimentaire. Une grossesse en combinaison
avec une trouble alimentaire, a des conséquences néfastes tant pour la mère
que pour son enfant.


4 UN TROUBLE ALIMENTAIRE, A-T-IL UNE INFLUENCE SUR MA
GROSSESSE ET APRES LA NAISSANCE DE MON ENFANT?

Le risque de plusieurs complications

Depuis un certain temps, les scientifiques étudient ce sujet et leurs
conclusions sont claires: les troubles alimentaires entraînent des risques pour
le déroulement de la grossesse et pour la naissance de l’enfant.

Vous courez un plus grand risque:

 De faire une fausse couche
 De subir une césarienne
 D’avoir un bébé prématuré (c’est-à-dire un bébé né trop tôt)
 D’avoir un bébé avec un retard de croissance
 D’avoir un bébé avec un faible poids de naissance
 D’avoir un bébé avec un plus petit contour de tête
 D’avoir une dépression post-natale
 D’avoir des habitudes alimentaires déséquilibrées après la naissance
votre bébé: difficultés d’allaitement, suralimentation ou la sousalimentation
de votre enfant
 Une relation perturbée ou problématique avec votre enfant


Détecter et soigner un trouble alimentaire le plus vite possible

Il est important de détecter un trouble alimentaire le plus vite possible. Si vous
êtes atteinte d’un trouble alimentaire, il vaut mieux que vous soyez
professionnellement suivie par un gynécologue ou un psychothérapeute,
pendant et après votre grossesse.


5 LA GROSSESSE, A-T-ELLE UNE INFLUENCE SUR MON TROUBLE
ALIMENTAIRE?

Pendant la grossesse?

Tomber enceinte pendant la phase active de votre trouble alimentaire, peut
augmenter vos sentiments d’angoisse et vos sautes d’humeur. Vous craignez
de perdre le contrôle de votre poids et de votre corps, qui est soumis à des
changements. Vous risquez par conséquent d’avoir recours à des méthodes
plus extrêmes ou d’augmenter la fréquence des vomissements auto-induits et
de l’abus de laxatifs.

Pendant votre grossesse, les symptômes de votre trouble alimentaire peuvent
s’affaiblir et même disparaître temporairement. Vous essayez de manger le
plus sain et équilibré possible, de peur que vos habitudes alimentaires
anormales affecteraient la santé de votre bébé.

Des études ont toutefois démontré que cette évolution positive ne se
maintient après l’accouchement que chez un petit groupe de femmes. Dans
plus de la moitié des cas, les pratiques alimentaires se détériorent après la
naissance de l’enfant.

Et après la grossesse?

Après l’accouchement, la lourde responsabilité de votre bébé peut causer une
rechute de vos symptômes. Les études démontrent d’ailleurs que le risque de
dépressions post-natales est plus élevé chez des femmes atteintes d’un
trouble alimentaire actif. Les symptômes de votre trouble alimentaire
compliquent vos tâches quotidiennes ainsi que l’éducation de votre bébé.
C’est que vous essayez sans cesse de maigrir alors que votre enfant doit
gagner du poids. A cause de vos expériences personnelles avec votre trouble
alimentaire, vous aurez plus facilement tendance à afficher un comportement
“contrôleur” avec votre enfant, à mesure où celui-ci grandit.


QUE POUVEZ-VOUS FAIRE?


6 COMMENT SAVOIR SI VOUS SOUFFREZ D’UN TROUBLE
ALIMENTAIRE?

Un premier sentiment de reconnaissance?

Peut-être vous reconnaissez-vous en partie dans la description de l’anorexie
ou de la boulimie nerveuse donnée ci-dessus? Est-ce que cela peut signifier
que vous souffrez personnellement d’un trouble alimentaire? Les questions
suivantes vous aideront à le savoir.
- Suis-je très préoccupée par mon alimentation et mon poids?
- Mon poids, a-t-il beaucoup changé en peu de temps?
- Mes contacts sociaux, ont-ils diminué suite à ma préoccupation pour mon
alimentation et mon poids?
- Est-ce que je remarque une grande différence entre la façon dont les autres
me perçoivent et la façon dont je me perçois personnellement?

Ces questions ont été reprises entre autre sur le site néerlandophone
http://www.eetstoornis.be. Si la réponse à ces questions est “oui”, vous êtes
renvoyée à des questionnaires spécifiques: “Est-ce que je souffre d’AN? Estce
que je souffre de BN? Est-ce que je souffre d’une variante des ces deux
troubles alimentaires?” Sur ce site, vous trouvez beaucoup d’information et de
conseils sur comment vous pouvez acquérir encore plus d’informations.

Votre IMC (Indice de Masse Corporelle)

Un trouble alimentaire s’associe souvent à un manque de poids ou à une
surcharge pondérale. Si vous souhaitez savoir si votre poids est normal, vous
pouvez calculer votre propre IMC. Pour ce faire, vous devez diviser votre
poids par votre taille au carré. Un IMC normal se situe entre 20 et 25. Vous
pouvez également calculer votre IMC sur le site mentionné ci-dessus.
L’information fournie sur ce site vous permet de comprendre vos problèmes et
d’analyser ce qu’il vous arrive. Si vous décidez de chercher de l’aide pour des
problèmes physiques ou émotionnels liés à votre trouble alimentaire, vous
pouvez consulter un médecin ou un professionnel de santé.


7 OU TROUVER PLUS D’INFORMATION SUR LES TROUBLES
ALIMENTAIRES?

Il existe beaucoup de livres et d’articles qui traitent des troubles alimentaires.
Mais si vous êtes à la recherche de bonnes informations sur ce thème, vous
pouvez facilement et gratuitement en trouver sur internet, et ceci sans que
d’autres personnes en soient au courant.
Via Internet
Vous pouvez commencer par quelques sites fiables. Tapez simplement les
termes “troubles alimentaires + grossesse” dans le moteur de recherche et
vous recevrez gratuitement des informations et des conseils pour trouver de
l’aide.


8 VOUS SOUHAITEZ TOMBER ENCEINTE, MAIS VOUS SOUFFREZ D’UN
TROUBLE ALIMENTAIRE OU VOUS AVEZ SOUFFERT D’UN TROUBLE
ALIMENTAIRE DANS LE PASSE?

Un conseil préventif

Aujourd’hui, le choix d’agrandir sa famille se fait en général consciemment et
de façon pondérée.
La grossesse n’est pas une maladie. Mais si vous souffrez d’un trouble
alimentaire ou si vous avez été atteinte d’un trouble alimentaire dans le
passé, une consultation préventive peut être utile. En effet, toutes les études
publiées en arrivent à la même conclusion: la combinaison d’un trouble
alimentaire avec une grossesse, peut mettre la santé de la mère et du foetus
en danger. Un trouble alimentaire actif ou insuffisamment soigné est donc une
contre-indication à une grossesse. En d’autres termes: il faut d’abord traiter
votre trouble alimentaire avant d’avoir des enfants. Dès que vous aurez
vaincu votre trouble alimentaire, la grossesse, la naissance et la période
après la naissance de votre bébé, peuvent se dérouler normalement et vous
pouvez vivre pleinement votre maternité.

Les études nous apprennent que les femmes atteintes d’un trouble
alimentaire en informent rarement leur médecin ou leur gynécologue. Ensuite,
il s’avère que beaucoup de médecins et de gynécologues disposent de
connaissances limitées à ce sujet. Le traitement efficace d’un trouble
alimentaire peut donc rencontrer de nombreux obstacles...

Soyez donc sincère et parlez de vos problèmes, car il vaut mieux prévenir
que guérir. Il n’est pas toujours évident de suivre des conseils préventifs, de
changer son style de vie ou de suivre un traitement psychothérapeutique
quand on désire avoir un enfant. Mais il en vaut la peine pour vous ainsi que
pour votre futur enfant.

Vous éprouvez des difficultés à tomber enceinte?

Ces conseils sont également valables si vous éprouvez des difficultés à
tomber enceinte et que vous vous rendez dans un centre de fertilité. Tous les
centres n’accordent pas la même importance au lien existant entre les
problèmes de fertilité et les troubles alimentaires. Les centres qui prennent
votre trouble alimentaire au sérieux et qui n’en minimisent pas l’impact,
considéreront ce dernier comme une contre-indication à un traitement de
fertilité. S’ils constatent des signaux d’un trouble alimentaire, ils vous
renverront à un psychologue pour une évaluation ultérieure.
Il se peut que vous décrochiez et que vous vous rendiez dans un autre centre
de fertilité dans l’espoir qu’on ne vous y “examinera” pas. Il se peut que vous
acceptiez de consulter un psychologue et que vous essayiez de convaincre
ce dernier que vous menez une vie saine et équilibrée. Il se peut que vous
admettiez de souffrir d’un trouble alimentaire, mais que vous voyiez votre
souhait d’avoir des enfants comme un moyen de vous en défaire. Il se peut
que vous ne confessiez votre trouble alimentaire à votre gynécologue et
même à votre partenaire qu’après avoir entrepris plusieurs tentatives
échouées de suivre un traitement de fertilité.

Quoiqu’il en soit, le tournant ne viendra que si vous êtes prête à accepter de
suivre une thérapie pour votre trouble alimentaire et à remettre votre
traitement de fertilité jusqu’au moment où vous êtes guérie. Il s’agit là d’une
épreuve difficile à laquelle vous ne pouvez pas faire face toute seule, c’est-àdire
sans l’aide de votre partenaire et d’un psychothérapeute expérimenté.


9 VOUS SOUFFREZ D’UN TROUBLE ALIMENTAIRE ET VOUS ÊTES
ENCEINTE?

Un contrôle de grossesse pendant une consultation prénatale
La grossesse n’est pas une maladie, c’est un phénomène tout à fait naturel.
Toutefois, les femmes enceintes sont conseillées de faire régulièrement un
contrôle de grossesse. Pourquoi? Parce que votre corps subit des
changements radicaux lors d’une grossesse. Parce que vous devez trouver
un nouvel équilibre avec votre corps. Ces contrôles ont pour but de vous
soutenir et de détecter d’éventuels changements anormaux. Il est en effet très
important de faire suivre votre état général ainsi que l’évolution de votre
enfant dans votre utérus. N’hésitez donc certainement pas à aller aux
consultations prénatales.

Les contrôles de poids

Lors d’une première visite, votre médecin/ sage-femme s’informera de votre
état général, mais aussi des maladies et des opérations que vous ou votre
famille avez subies. Il/elle ne vous questionnera pas directement sur votre
trouble alimentaire. Parlez-en vous-même. Confiez-lui vos troubles et vos
antécédents médicaux. Ainsi, il/elle pourra vous conseiller un spécialiste chez
qui vous pouvez vous rendre avec vos problèmes.
On note déjà votre poids lors de la première visite et on le contrôle à chaque
nouvelle visite. Ainsi, on peut vous informer de la croissance de votre bébé.
Vous avez certainement besoin d’informations concernant votre poids.
Combien de kilos dois-je gagner? Comment dois-je gagner du poids? Que se
passera-t-il avec mon physique? Et comment se dérouleront ces
changements? D’où provient ce poids supplémentaire? Un diététicien
expérimenté peut répondre à ces questions et peut-être à d’autres questions
qui vous préoccupent. En vous donnant les bonnes informations, il pourra
vous réconforter.


10 LA GROSSESSE ET L’ALIMENTATION?

Une prise de poids normale pendant une grossesse?

Le poids corporel d’une femme est normal si son IMC se situe entre 20 et 25.
La prise de poids normale pendant une grossesse se situe entre 11,5 et 16
kilos, en moyenne donc environ 12,5 kilos.

Manger pour deux?

Votre bébé mange en effet avec vous, mais en réalité cela n’exige pas autant
d’énergie que l’on pourrait penser. Pendant la première moitié de votre
grossesse, une alimentation normale suffit pour vous et votre enfant. Pendant
la deuxième moitié de votre grossesse, les besoins d’énergie augmentent
légèrement. Mais manger pour deux est donc un mythe.

Pas le moment de perdre du poids!

Les régimes sont inadmissibles pendant votre grossesse. Premièrement,
parce que vous ne consommez pas assez de substances alimentaires.
Deuxièmement, parce que vous brûlez plus de graisses corporelles quand
vous êtes enceinte. Et les substances ainsi libérées peuvent être dangereux
pour la santé de votre bébé.
Il est crucial de bien se nourrir pendant une grossesse. Une bonne
alimentation est importante pour votre condition et procure les substances
alimentaires dont votre bébé a besoin.


11 COMMENT EDUQUER ET NOURRIR UN ENFANT, ALORS QUE
VOUS SOUFFREZ D’UN TROUBLE ALIMENTAIRE?

Il s’agit là en effet d’une tâche difficile. Vous êtes très concernée par votre
alimentation et vous êtes fixée sur votre poids et votre physique. Ces facteurs
exercent une influence négative sur la façon dont vous nourrissez et éduquez
votre enfant. Qui plus est, les symptômes de l’AN et de la BN peuvent
s’aggraver pendant la première année après l’accouchement.

L’allaitement au sein

Tant que vous allaiter votre bébé au sein, votre corps vous demande de boire
et de manger plus que d’habitude. Réduire en même temps la consommation
d’aliments, peut donc entraîner des problèmes d’allaitement au sein.
Une nutrition inappropriée
Vous sentez que vos idées concernant une alimentation normale ne sont pas
correctes. A cause de cela, vous afficherez plus fréquemment un
comportement inapproprié pendant vos repas. Vous aurez peut-être tendance
à sousalimenter votre bébé, de peur qu’il ne devienne trop gros ou peut-être
ferez-vous le contraire: suralimenter votre bébé, de peur qu’il ne consomme
pas assez de substances alimentaires.
Le bon exemple?

Même si vous croyez bien dissimuler votre trouble alimentaire, vous ne
donnez pas le bon exemple à votre enfant. Même les plus petits s’en
aperçoivent: “Pourquoi est-ce que maman va à la salle de bains quand nous
avons fini de manger? Pourquoi est-ce qu’elle mange seule dans la cuisine et
pas avec nous à table?” L’exemple donné par la mère a une très grande
influence sur l’évolution personnelle des enfants. Les recherches à ce sujet
ont démontré que les enfants vivant au moins cinq ans avec une mère
atteinte d’un trouble alimentaire, souffrent plus fréquemment d’habitudes
alimentaires anormales, déjà à l’âge de dix ans. Qui plus est, il y a des
indications que ces enfants courent plus de risques de développer euxmêmes
un trouble alimentaire.

Un processus d’éducation difficile

Le comportement de votre enfant vous montrera clairement que vous ne
pouvez pas contrôler sa vie comme vous contrôlez votre propre
comportement. Ceci peut entraîner des tensions internes qui se traduisent par
l’augmentation des symptômes ou par des situations de conflit avec votre
enfant grandissant.

Un traitement de longue durée

Le trouble alimentaire d’une mère comprend des risques pour son enfant
même après la naissance de ce dernier. Il faudrait donc suivre longuement
les mères et leurs enfants afin de pouvoir garantir l’évolution positive de leur
situation.

Si vous vous préoccupez de la nutrition et de l’éducation de votre
enfant, parlez-en à une personne de confiance.


QUE SAVOIR?

Les troubles alimentaires touchent une partie restreinte de la population
féminine et constituent un sérieux problème de santé. Vous pouvez vous en
rétablir, mais le traitement exige un fort engagement de votre part et peut
prendre plus de temps que prévu.
Votre fertilité diminue à cause d’un trouble alimentaire. Vous pouvez
néanmoins tomber enceinte pendant la phase active de votre grossesse.
Il est parfois difficile de tomber enceinte à cause d’un trouble alimentaire actif.
Mais au cas où vous devriez encore rencontrer des difficultés après votre
guérison, il vaut mieux consulter un gynécologue.
Un trouble alimentaire survenant pendant votre grossesse, peut avoir des
conséquences physiques et psychiques négatives pour vous et votre enfant.
Vous risquez beaucoup de complications. Inversement, une grossesse peut
aussi influencer le cours de votre trouble alimentaire. Dans la plupart des cas,
les symptômes s’affaiblissent pendant la grossesse. Mais chez plus de la
moitié des femmes, ils augmentent à nouveau après la naissance de leur
enfant.
Bref, vous ne pouvez tomber enceinte que si vous êtes suffisamment
rétablie de votre trouble alimentaire. Ce principe vaut également pour un
traitement de fertilité.


QUE FAIRE?

Vous pouvez trouver des informations concernant les troubles alimentaires
dans des livres ou sur internet. Si vous n’osez pas vous confier à une de vos
connaissances, vous pouvez toujours le faire anonymement dans un chat box
sur internet. Mais sachez que les conseils proférés par des livres ou par
internet ne peuvent aucunement remplacer l’aide fournie par un médecin ou
un psychologue. Il vaut mieux prendre votre trouble alimentaire au sérieux et
consulter un spécialiste.

Si vous n’êtes pas encore enceinte, demander une consultation préventive
chez un médecin ou chez une sage-femme. Soyez sincère et parlez de vos
problèmes! On vous conseillera de traiter votre trouble alimentaire avant de
tomber enceinte et on vous renverra probablement chez un psychothérapeute
expérimenté. Essayez d’accepter ce conseil, même si vous avez des
sentiments mélangés (ce qui est normal!).

Si vous êtes déjà enceinte, rendez-vous aux consultations prénatales et
parlez de votre trouble alimentaire. On vous y renverra probablement chez un
diététicien, qui vous conseillera sur votre prise de poids lors de votre
grossesse et qui vous réconfortera avec des informations fiables sur une
alimentation saine et équilibrée.

Si vous éduquez un enfant tout en étant atteinte d’un trouble alimentaire,
demandez de l’aide et des conseils à une personne de confiance. Cette
personne peut être votre partenaire ou quelqu’un travaillant dans le domaine
médical: un médecin ou un psychologue. Mais confiez vos problèmes à
quelqu’un et essayez d’y changer quelque chose.


RESUME

Les scientifiques étudient depuis longtemps le lien complexe entre les
troubles alimentaires et la grossesse. Nos connaissances à ce sujet
s’élargissent. Et grâce à cela, les traitements s’améliorent. Vous n’êtes donc
pas seule à faire face à votre problème: on peut vous aider.
Désormais, il est certain qu’un trouble alimentaire doit être détecté le plus tôt
possible, afin d’assurer le bon déroulement d’une grossesse. Mais il n’est pas
évident pour votre entourage de reconnaître un trouble alimentaire, car vous
essayerez souvent de cacher, de minimiser ou de nier vos problèmes. A cela
s’ajoute que les médecins ne disposent pas toujours de connaissances
suffisamment approfondies sur cette problématique.
C’est pourquoi il faut que vous soyez sincère. Parlez de vos problèmes,
car vous avez besoin du soutient de votre entourange ainsi que de bonnes
informations concernant le rapport entre le troubles alimentaires et la
grossesse. En les abordant, vous trouverez plus facilement de l’aide pour
vous et votre enfant.

Savez-vous…?

Qu’il existe une Charte Mondiale des Troubles Alimentaires sur les droits et
les attentes des personnes atteintes d’un trouble alimentaire et de leurs
proches. Cette charte est sponsorisée par l’Academy for Eating Disorders
(AED). Vous la trouvez sur le site: http://www.aedweb.org
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