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 La femme qui sommeille en moi...

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MessageSujet: La femme qui sommeille en moi...   Dim 12 Juin - 2:00

J'vais gerber là, plutôt qu'ailleurs...

Embourbée dans le silence et la négation du malheur. Mal en couple. Mal en tout point final.

J'ai prit ce voyage en France en partie pour tenter de réfléchir parce qu'y avait grand besoin que je me sauve avant de ne commettre l'irréparable.

Y a ça de bien quand on est pas au stade mouflet. Tu en peux plus, tu pars. Enfin... Pas si simple d'un côté comme de l'autre.

Bah, je voulais me retrouver un peu, parce que disons le, je suis l'ombre de moi-même. Je ne sais plus ce que j'aime. Je ne sais plus en quoi je suis intéressée, en quoi j'ai un certain talent. Je ne sais plus ce que je veux de mon présent, ce que j'accepte... Ce que je veux faire de ma peau qui se fait plus toute... jeune ;-)))

C'est fou. J'ai le choc de ma vie. Je suis nourricière. Je suis noyée en mer.
Je suis complètement perdue.

La maternité, ça te bouffe une âme, si elle est un temps soi peu ternie par le vide et l'incertitude. Y a moyen de perdre beaucoup tout en donnant trop. ..
Enfin... On donne jamais trop à sa marmaille, non?


En même temps, pendant un temps, ça m'a bien arrangé de me perdre. Histoire d'oublier le manque de tant. d'au temps. Histoire de s'oublier, là, trou béant, un trou sans fond.

Au jour présent, voilà, je me sens comme un putain d'oisillon qui s'égosille à réclamer. Demander. Quémander. Attention, compassion, temps, compréhension, respect, amour, désir, sex, amis. Oisillon. La mère qui se sent fêlée telle une coquille, là.

Mais encore, quémander quand tu te SAIS en droit. Quémander pour répondre à des besoins plus que pressant? Légitime? C'est une chose. Mais voilà. Mes besoins, je ne les connais plus. Ils doivent être enfouis, là, bien creux avec la marginalité, l'authenticité et la passion.

Ptain, mon regard est vide. Vide de sens aussi.

J'en pleure. J'en pries. Mais dites moi en quoi je suis. En quoi je serais bien. Je voudrais réapprendre à me connaître.

Le seul hic, c'est que de se re-connaître quand on tient la main d'âme toute neuve, bah, c'est quand même chose ardue. J'voudrais pas étouffer une seule étincelle ou manquer une seule brèche de leur grand futur. Elles, au moins, elles se connaissent et se reconnaissent.


Alors voilà... J'étais partie en voyage pour me retrouver. Je me suis bien dit qu'en partant dans un coin plein de racine, l'fruit finirait par murir mais j'ai juste rien vu. Rien senti. Encore vide, la gueule grande ouverte, à attendre que sa me tombe dans le bec.

J'ai perdu ma santé et mon boulot en rentrant de congé. Ouais, la santé, c'est rien. Deux semaines d'antibio et traitement de quelques mois pour le reste et tout va être ok. Je sais pas qui je suis ni ce que je vaux mais je sais qu'au moins, j'ai une incroyable chance d'être si... en forme.

Le boulot, je m'en formalise pas trop. Ça devait arriver mais le truc c'est que ça me met face à une situation de rejet, d'indésirable. Suis-je encore borderline?

Et bien bien sur, toutes mes tentatives ratées de me trouver. De trouver la voie de la réussite, du beau papier qui dira: tu ES finalement quelqu'un d'actif. Tu AS un titre, bravo, Crystal.

Ahah. Tout ça, ça me renvoi à l'échec constant que toute tentative m'apporte.
J'ai pas le soutien. Mais alors, nul de chez nul le soutien mais je pourrais tout envoyer chier et faire ce que je peux, sans aucune aide. J'ai cependant la vague impression que la mère, elle est pas mécontente quand elle échoue.

Connu quand tu nous tiens, tu nous lâche pas la grappe.

En quoi suis-je potable?
Ah, bah tiens, se dit-elle, je vais me mettre au régime.

(Un pavée, deux pavées, trois... Y aura peut-être ou pas)


Merci si t'as lu jusque là.



























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MessageSujet: Re: La femme qui sommeille en moi...   Dim 12 Juin - 2:07

Ah oui, et pour se trouver, ça prend des sous, ça prend des études, ça prend... Ah, non, ça c'est pour trouver son rang au sein de la société. Mais qu'est-ce que je m'en branle de la société...

Et puis, je vais pas me faire violence... La mettre en garde pour me développer moi. Me développer moi sur un aspect qui disons-le, en soi, ne m'importe que peu.

Je voudrais faire de la formation réactionnel. J'voudrais un séminaire de l'âme, histoire de voir comment qu'on la réveille c'te feignasse. J'voudrais. C'est peut-être bon signe que je voudrais. Hein?
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tinkerbell
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MessageSujet: Re: La femme qui sommeille en moi...   Dim 12 Juin - 11:13

C'est si triste ce que tu écris...et je me demande comment tu as pu en arriver là sans que personne ne s'en aperçoive...

Je ne peux pas te dire qui tu es, mais il est certain qu'il faut que tu le découvre, que tu te crée une identité autre que ''mère de famille''. Il faut que tu te trouve des moments ou tu pourras être seule, entière et passionnée. Comme un cours de chant par exemple, tu en avait déjà parlé avant ou peu importe ce que tu pourrais avoir envie mais il faut que tu suive cette envie et que tu t'en accorde pleinement le droit.

Pour le rejet...c'est tellement une longue histoire et je crois que tu dois savoir que ça vient de loin. Il y a surement trop de choses pas réglées à l'intérieur de toi pour que tu perçoive tout comme un rejet...et ce n'est pas un reproche, je suis comme ça aussi ! Tu sais, je suis pas hyper présente comme amie, mais je pense souvent à toi...et je sais que je ne suis pas la seule. Si tu ouvre ta porte, tu seras peut-être étonnée du nombre de personne qui ont envie d'être avec toi.

Et sinon, tu n'as pas envie de consulter, de vider ton sac, de trouver quelqu'un qui pourras t'aider dans ton cheminement ?

Tk...moi je t'aime...

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*J'ai vu le feu dans tes yeux et j'y ai aimé ta passion.

*Un homme n'est jamais aussi grand que lorsqu'il est à genou pour aider un enfant.
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Morgane
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MessageSujet: Re: La femme qui sommeille en moi...   Dim 12 Juin - 12:53

Oui en effet, trouver qui tu es, c'est parfois vouloir en douce se prouver à la société, dire : Regardez, voilà, j'ai un document qui vous démontre qui je suis, ce que je sais faire, quel grade je vaut, quel salaire je mérite, quelle attitude vous pouvez maintenant adopter face à moi.
Et c'est con. Et c,est vide. Il y a de quoi se sentir comme une coquille vide. Comme une maison d'escargot qui n'a pas suivi, même si l'escargot a pris tout son temps à fuir...

Je te comprends dans tes réflexions. Sorte de turning point de vie. Rester ou tout reprendre à zéro, parce que autrement, tu sens bien que tu te complairas dans ce lieu, dans ce silence, dans cette habitude... et tu deviendras la femme-mère qui prendra de l'aigreur, de la haine, peut-être... et qui se réveillera à 50 ans avec peur d,avoir passé à côté de soi.

Et tu te dis sûrement, oui, mais passé à côté de moi... c'est qui moi? Je dois trouver ce que je veux faire, me préparer, savoir où m'enligner avant de partir à la recherche de mon escargot... et bien c'est là que tu te trompe. Agis d'abord et tu trouveras ensuite. Sinon, tu pourras stagner encore longtemps, et perdre ta vitalité, ton essence à attendre... Rien ne tombe du ciel, oisillon!

Qu'est-ce qui te retient le plus dans tout ce mal-vivre? La stabilité pour tes filles? La peur de faire un erreur? L'incertitude d,aimer encore ou non ton homme? L,habitude? Recommencer?

La stabilité pour les miss... eh bien elles peuvent aussi ne jamais l'avoir à sentir le silence, le non-communication, la mauvaise humeur, le non-accomplissement entre leurs parents... alors... ce n'est pas une raison saine et rationnelle...

La peur de faire l'erreur... est équivalente à la peur d,être prisonnière dans ta situation pour toujours.

L'incertitude face à l'amour : alors sois franche envers toi-même, ose poser la question à ton homme, ose te confronter. Es-tu bien? Sinon, depuis combien de temps? Sens-tu qu'il se soucie de toi, en tant que Vanessa? Je ne parle pas de travailler sur la maison et d,aller au boulot et d,être un bon père... je parle d,être un bon amant, chum, ami? Est-ce de l'amour ou du respect qui vous unit? La connaissance de l'un pour l'autre ou encore le goût d'évoluer avec l'autre? C'est loin d'être facile, je le sais exactement!

L,habitude : ca prend 28 jours refaire une habitude... les souvenirs, ils restent. Et ce n'est pas mal. Le manque, on le sent, mais aussi, c'est de penser à tout ce que tu as retranché de ta vie par compromis, par habitude, parce que c'était "comme ça"...

Recommencer : vois ploutôt poursuivre, aller ailleurs, te retrouver, t'accorder de l'importance, de la substance... et peut-être, même, seulement commencer tout court...

Tu pars de loin.
Le sentiment de rejet viens avec le sentiment de ne pas être entendu, de se sentir discréditée souvent, de ne pas se sentir crédible, spéciale... et ces sentiments passent habituellement par les membres proches de notre famille et le conjoint.
Quand ces éléments sont manquant, alors on a l'impression d,être rejeté partout et on apprend à se taire, à subir, à laisse faire...
Tu as là une responsabilité à prendre : évoquer clairement, dire, faire sûre d,être bien comprise, mettre ses conditions à plat.... et si ça ne fonctionne pas, se dire et se promettre que c'était la dernière fois.

...

Je t'encourage fortement à faire cette formation réactionnelle... peu importe le moyen qu'il te faut pour t'accorder une écoute intérieure, vas-y!


.....

Je t'aime ma belle!

_________________
L'homme et la foule sont des bêtes curieuses et distinctes.

Comment faire pour apaiser la colère de l'invisible
sinon oser être puéril et dire aurevoir au lieu d'adieu...
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Cha'
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MessageSujet: Re: La femme qui sommeille en moi...   Ven 17 Juin - 8:54

je t'ai lue... peu de mots après ceux de Morgane et de Tink... Contente de te lire quand même. Même si... inquiète.

Je repasse + tard...

pensées, et pardon encore.
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MessageSujet: Re: La femme qui sommeille en moi...   Aujourd'hui à 23:49

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